Avant le GP de SINGAPOUR… Flavio Briatore s’explique chez Claire Chazal!

De manière un peu opportuniste je le reconnais, je offre une image que les amoureux de la F1 auraient sans doute aimé voir, à propos du GP de Singapour 2008… Vous vous en rappelez je suppose. L’affaire du GP bidonné par Flavio Briatore, Pat Symonds et Nelson Piquet Jr. Rappel des faits: depuis le départ de Fernando Alonso de chez Renault F1, fin 2006 (avec 2 titres pilotes et constructeurs à la clé), le Losange peine à retrouver une monoplace compétitive. L’année 2007, que Fernando passe chez McLaren ne se déroule pas comme prévu (le petit néophyte qui lui servait de coéquipier se révélant beaucoup plus performant qu’imaginé), et Alonso retourne au « bercail » pour 2008. Flavio a réussi à le rapatrier chez Renault F1 grâce sans doute à sa force de persuasion… Mais la voiture est ratée et la saison catastrophique. Arrive le premier GP nocturne sur le circuit urbain de Singapour. Et là, histoire de sauver l’année, est échafaudé par Pat Symonds un complot visant à faire sortir le coéquipier de l’Espagnol afin de provoquer la sortie du Savety Car, et ainsi de favoriser la remontée d’Alonso (très mal qualifié, 14è ou 15è de mémoire). Remontée qui dépassera toutes les espérances puisque le Toro des Asturies triomphe. Flavio Briatore qui exerçait une pression de tous les diables depuis plusieurs mois sur le jeune Piquet donne son accord à ce stratagème. En tant que Directeur de l’équipe il en est donc le principal responsable. Avec un peu de recul, on peut mesurer le « mal » qu’ont fait ces trois-là à l’équipe. Et à la Formule Un. Dire que j’ai été déçu en découvrant la vérité (d’ailleurs jusqu’au bout je n’y ai pas cru…) est un euphémisme. Celui qui m’a le plus déçu, du reste, est Pat Symonds, le brillant directeur technique dans lequel j’avais une confiance aveugle… Quant à Flavio, s’il a réussi à porter haut les couleurs françaises en F1 avec les titres acquis, cette affaire a au moins eu le mérite de montrer quel genre de personnage il était au fond… Alors même si cette affaire appartient au passé, faisons en sorte de ne pas l’oublier et espérons qu’elle ne se reproduise plus.
En attendant, nous nous dirigeons vers la 4è édition de cette course que j’aime bien, et de l’action il y aura, c’est certain. De la part d’Alonso entre autre qui fera tout pour y briller (à raison et pas à tord…), comme en 2008 et 2010, de Hamilton qui doit rêver de « faire » un résultat correct (c’est-à-dire une victoire comme en 2009) et de Vettel pour s’imposer encore un peu plus en « patron » de cette nouvelle décennie (enfin, là, j’anticipe un peu, et j’espère même qu’il y aura plus de répondant de la part des adversaires qu’avec Schumacher au début des années 2000).