MEA CULPA, MAXIMA CULPA

L’homme, voyez-vous, se trouve parfois à la croisée des chemins.
Quand on exprime une opinion sur la Toile, on peut être juste, être dans le faux ou simplement se retrancher derrière le paravent de l’humour, de la satire. Mais dans ce cas, même en essayant d’être amusant, on peut parfois dire des bêtises aussi grosses que soit. Alors que je fais un billet sur la méforme des Ferrari avant le GP de Sepang, j’imagine la seule solution viable pour que les Ferrari soient rapides et dans le coup: les jeter des fameuses tours Petronas. On voit bien sur le dessin que la monoplace va entraîner dans sa chute Felipe Massa qu’elle va écraser comme une vulgaire boulette de gomme. J’en était plutôt content de ce dessin. Mais ça, c’était avant le drame…
Le drame de cette satanée météo malaisienne, imprévisible, extrêmement changeante. Tellement surprenante que la performance des Ferrari en qualification sur le sec était en tout point concordante avec mon dessin… Pensez-donc, 9è pour Alonso et 12è (hors Q3) pour Massa. Et puis dimanche il y a une ce fichu déluge… qui a dû faire rouiller les articulations des mécanos McLaren, tant ils ont été mauvais, et qui a entraîné la chute des McLaren (bien aidée par une HRT pour Button). La conséquence, vous la connaissez: Alonso 5è en début de course se retrouve -presque- par enchantement en tête après le second départ. Tête de course qu’il ne quittera plus. Pour offrir sans doute là une des victoires qui resteront dans la annales de la F1. Je dois vous confier que j’ai pris grand plaisir à revoir le GP pour bien comprendre le déroulement des choses, car pendant la course, occupé à suivre la course, noter les faits marquants et dessiner en Live pour Lotus F1 Team, j’avais assisté à toute l’action mais en restait dubitatif. Et pourtant tout cela était vrai.
J’aurais pourtant dû me douter que ce diable de Fernando pouvait malgré la faiblesse de sa monture réaliser un miracle. Puisqu’il en a déjà fait. Remember: Singapour 2008*. Même s’il avait été vaguement (sic) aidé par Flavio, Pat et Nelsinho, il avait réussi la gageure de remonter de la 15è place à la 1è avec une monoplace exangue. Une semaine après, au Japon, il gagnait à nouveau, sans aide extérieure, avec une voiture qui ne valait rien. Qui ne valait que par son talent. Immense.

Aussi ai-je pris la décision de présenter publiquement mes excuses à Fernando.. J’avoue, j’ai hurlé avec les loups. Péché d’orgueil, de vanité?

Quoi que. Si on regarde bien le dessin du billet précédent, j’avais vraiment tout juste. L’homme le plus haut et le plus en vue, à Sepang au soir de la course était bien Fernando, non? C’est bien lui qui a fait que la Ferrari était rapide, non? Comme sur le dessin. Et c’est bien à Sepang que Massa a été broyé, haché menu (il finit 14è). Bon, j’affiche quand même le rapide dessin de repentance, qui sait, il me vaudra peut-être des points bonus le jour où je rejoindrai le paradis des aficionados de F1!

* Merci à Indianalain de m’avoir fait remarquer une erreur concernant la date.