Les Diamants sont éternels.

Ce grand prix d’Abou Dhabi, riche en rebondissements nous a offert un tiercé d’exception: 1 Raikkonen, 2 Alonso, 3 Vettel. Trois grands champions dont il faut se féliciter de les voir réunis sur un podium.

Kimi: très belle victoire au panache, même s’il est vrai qu’Hamilton la lui a sans doute servie sur un plateau en abandonnant au 20è tour sur panne. On ne saura jamais si Kimi aurait pu gagner sans cet abandon. Mais, sa victoire, il l’a construite dès le 1er virage. En admettant que l’abandon de Lewis était un fait inéluctable, la suite des opérations consistait à être celui qui pourrait reprendre le leadership. Et en se retrouvant 2è au premier virage (il était 4è, souvenez-vous sur la grille, suite au déclassement de Vettel), il fut celui-là. Reconnaissons que sa wouature, même si elle se comporte bien, n’est ni une RedBull, ni une McLaren, ni une Ferrari. Il fallait donc la garder cette P1, et sa grande science de la course a fait le reste. Même avec deux Safety Cars qui ont anéanti l’avance qu’il avait su se constituer. Chapeau bas, Kimi, il vient de prouver que son retour après 2 ans d’absence est un succès (et sa 3è place au championnat aussi).

Fernando: 6è sur la grille, il a encore fait un magnifique départ. Alors on pourra dire que lui aussi a eu un poil de chance, comme Kimi: l’abandon de Lewis, la « non-course » de Mark Webber, le sabordage de Maldonado (3è sur la grille et 5è à l’arrivée). Bref, au-delà de la chance, c’est sa vision de la course ainsi que sa très grande maîtrise qui l’ont propulsé à cette 2è place amplement méritée qui fait de lui à ce jour le seul challenger en lice de Vettel pour l’attribution du Titre de Champion du Monde de F1 2013. Au passage, sa monture, au sujet de laquelle on entend dire tout et n’importe quoi, ne doit quand même pas être si mauvaise que ça.

Sebastian: dans mon for intérieur, je me demande si ce n’est pas lui « l’homme de la course ». Parti dernier après avoir été exclu des qualifications, ayant en outre fait très peu de tours lors des essais, il nous a démontré qu’il avait du panache. De dernier donc, il est remonté aux alentours de la 14è place avant de s’arrêter pour changer d’aileron. Il repart -encore- dernier pour finir finalement 3è! Comme les 2 pilotes précédemment cités, lui aussi a eu de la chance (même plus) que Lewis, Mark, Felipe, Nico, Schumi, Perez, Romain et consorts aient eu des ennuis/pépins/abandons. Et du coup, ce qui s’annonçait comme un calvaire pour lui ne l’a pas été. Il ne concède que 3 points à Fernando au Championnat qui se jouera sur 2 courses (USA et Brésil).

Donc finalement, ces 3 pilotes ont eu le cul bordé de nouilles (si vous me permettez cette expression gauloise) mais c’est sans conteste la marque des champions: savoir saisir la chance quand elle se présente. Ze right man, at ze right moment, at ze right place, dit-on.

C’est donc de là que découle le titre emprunté à Ian Fleming, les diamants sont éternels. Ils ont brillé de 1000 spots dans la nuit d’Abou Dhabi. Ce qui, par association d’idées, m’a amené hier soir à faire ce dessin.

Allez, hop, 2 semaines de repos. Adieu l’Emir, je t’aimais bien tu sais, comme disait Jacques Brel, mais maintenant il me tarde de découvrir le circuit qui valait 3 milliards d’Austin (pigé la blagounette?), valonné à souhait.