LONG LIVE WILLIAMS F1

Mes bons amis, dans quelques heures débuteront les essais du GP de Silverstone ((ou pierre argentée en French).
Toutes les équipes joueront à domicile, les RBR (Milton Kenes) , les Mercedes (Brackley), Lotus (Enstone), McLaren (Woking), Williams (Grove), Caterham (Leafield), Marussia (Banbury), Force India (Silverstone), hormis Ferrari, Sauber et Toro Rosso.
On a de la chance, car enfin nous voilà sur un « vrai » circuit, fait uniquement de courbes rapides, un circuit pour les audacieux. Bien évidemment, un GP à Silverstone n’en serait pas un sans 2/3 ondées plus ou moins fortes durant le week-end. On se rappellera de Felipe Massa qui avait fait 72 tête-à-queue (ou presque) il y a quelques années en course. C’est dire qu’il y aura en fonction de la météo certainement de quoi pimenter le Grand Prix.

Mais au delà de ça, cette course marquera un anniversaire important: l’écurie de Frank Williams y fêtera son 600è GP. Rien que ça!
Débuts en 1975 (certains d’entre vous n’étaient peut-être même pas nés…), cette écurie gagnera 114 victoires, et sera titrée (en tant que constructeur) 9 fois, en 1980, 81, 96, 97, 92, 93, 94, 96, et 97. Elle est aujourd’hui la seule et dernière vraie écurie de course, en ce sens qu’elle ne vit que par et pour la F1 avec toujours le même propriétaire (et fondateur). McLaren, Lotus F1 Team, Force India sont aussi des équipes non adossée à un constructeur automobile (comme Ferrari, Mercedes, Caterham et Marussia) mais ont changé plusieurs foix de propriétaires. Sauber serait dans le même cas mais est beaucoup plus jeune. RedBull et Toro Rosso étant à part.
On évoquera deux faits marquant: l’accident de Sir FW en 86 sur une route française qui le laissera paraplégique, et l’accident mortel de Senna le 1er mai 1994. Malgré cela l’équipe est toujours là et, s’il est vrai qu’elle n’a plus le lustre d’antan, elle a su se diversifier (collaboration avec Jaguar, Porsche et Audi) pour assurer sa survie.
Quoi qu’il en soit, cette équipe, fraîchement managée par Claire Williams, la fille du patron, transpire la passion. C’est vrai que nous, Français ou Francophiles avons eu plein de joie avec cette équipe lorsqu’elle fut motorisée par Renault (je parle des années 90, pas maintenant…), ou lorsqu’elle a fait courir Jacques Lafitte ou Alain Prost.
Arrêtons-nous donc un instant, mes biens chers frères, mes bien chères sœurs, et prions pour que cette écurie vive le plus longtemps possible, tel un témoin des temps passés et une vigie pour le futur (p’tain, c’est beau).

Cher Frank Williams, merci donc pour ce que vous avez réalisé! Long Live!

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24 heures dûment recommandées… Part 3

Après la victoire de Jaguar en 1988 (voir sujet précédent) une autre voiture de sport proto allait faire parler d’elle. Conçue par un petit artisan Helvète dont on entendra parler à nouveau dans la discipline reine du Sport Auto (je veux parler bien entendu de Peter Sauber), arrive en 1984 une fort jolie voiture aux couleurs d’un parfum d’YSL. Bâtie sur les cendres de la Sauber C7, il s’agit du proto Sauber C8, . Dont la naissance doit beaucoup à Mercedes qui « poussa » Sauber en le motorisant (non, pas en m’autorisant, ça je m’en occupe tout seul sans demander la permission). Guère ‘chanceux’ au Mans, ce proto laissera sa place au prototype Sauber C9 en 1987. Cette année-là, et la suivante, se solderont par des abandons dans la Sarthe. Mais l’opiniâtre confédéré au crâne dégarni, même s’il perd le parrainage d’Yves Saint Laurent continue et cela va payer puisqu’en 1989, la belle qui est devenue toute grise (tiens on parlait déjà à l’époque des flèches d’argent) remporte les 24h du Mans avec Jochen Mass, Reuter et Dickens, place un second proto en 2è position (Mauro Baldi, Acheson & Brancatelli). Notons qu’en 5è position cette année-là se retrouvent sur la 3è Sauber Mercedes C9 les trois Français JL Schlesser, JP Jabouille et Alain Cudini.
Cette Sauber C9 est, je crois, la dernière voiture à m’avoir fait rêver au Mans.
Ma nationalité ne m’a pas fait vibrer au passage des Peugeot 905 et 908 (même si les équipages m’étaient sympathiques), fort performantes cela-dit. Le revival Bentley de 2001 aurait pu m’émoustiller… mais non.
C’est du côté d’Alpine désormais que mes regards se portent puisqu’il se chuchotte que la firme de Dieppe pourrait bien construire dans peu de temps un vrai proto LMP1, ainsi qu’aligner des versions « course » de sa future Berlinette de 2016…

Et alors vous, vous vous en souvenez de cette SauberC9?
La voici, mode cartoon, qui fend la nuit:
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24 heures dûment recommandées… Part2

Alors que la Porsche 962 présentée sur le billet précédent était encore en activité, voilà-t’y-pas que ces cochons d’Anglais mettent un pied en Endurance, par l’entre-mise de mister Tom Walkinshaw, le roublard (enfin moi je le voyais comme ça, même et surtout lorsqu’il est « entré » en F1 par l’intermédiaire de son ami Flavio Briatore) et sa société TWR en profitant du parrainage de Jaguar, alors véritable firme britannique. Le résultat: un moteur du félin 8 cylindres en V et un châssis TWR. Et une robe… qui m’hypnotisait à l’époque (surtout je crois la déco et les caches de roues arrières)… ce mauve « Silk Cut »… « Soie coupée » qu’ça signifiait… j’étais, je le confesse, à l’époque à cent lieues de m’imaginer qu’il s’agissait d’une marque de cigarettes.
Le fait d’armes de cet prototype fût sans conteste Le Mans 1988 lorsqu’elle s’y imposa grâce au talent du trio Lammers-Dumfries-Wallace, juste devant messieurs Stuck-Ludwig et Bell sur une… Porsche 962!
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24 heures dûment recommandées… Part1

Oublions momentanément la Formule 1 pour évoquer « l’autre » discipline majeure du sport auto: l’endurance. Vous le savez certainement, le week-end prochain auront lieu les 90è 24 heures du Mans. Alors si vous êtes dans la Sarthe, foncez-y, si vous êtes ailleurs en France et que vous êtes abonné à Eurosport, refusez le gigôt de dimanche chez belle-maman et restez devant votre télé! Pour les autres, eh bien, débrouillez-vous!
Quoi qu’il en soit, cette épreuve d’endurance est toujours un événement. Cette année encore Audi et son vulgaire diesel risquent fort de gagner. A moins que Toyota, l’outsider en LMP1 ne lui tienne la dragée haute. Nous verrons bien, il y a souvent des rebondissements durant cette course. A noter aussi qu’en catégorie LMP2 il y aura une Alpine (je vous en parlais il n’y a pas longtemps ici https://lepointdevuedecirebox.wordpress.com/2013/04/08/alpine-is-back/ )… un retour très attendu, même si elle n’a pour l’instant d’Alpine que le nom.
Lorsque j’ai découvert cette discipline, c’était la glorieuse époque des Porsche 956/962. Vous dire que ces prototypes m’ont fait rêver est un euphémisme. J’en était dingue à vrai dire.
Aussi je vous propose une série de billets dans lesquels je vous livrerai les voitures (en mode « cartoon » mais dessinés à l’ordinateur) qui m’ont fait frissonner.
Alors 1er round pour la 962 livrée « Rothmans »,. Cette 956/962, sous diverses livrées (j’aimais bien aussi la « Shell ») fut pilotée par les prestigieux (de mémoire) Dereck Bell, Bob Wollek, Jacky Ickx, Henri Pescarolo, Hans Joachim Stuck, entre autres. Elle révéla aussi des Teams semi-privés ultra talentueux comme le Joest Racing (qui fait actuellement courir les Audi).
Et vous, ça vous plait l’endurance?
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