24 heures dûment recommandées… Part 3

Après la victoire de Jaguar en 1988 (voir sujet précédent) une autre voiture de sport proto allait faire parler d’elle. Conçue par un petit artisan Helvète dont on entendra parler à nouveau dans la discipline reine du Sport Auto (je veux parler bien entendu de Peter Sauber), arrive en 1984 une fort jolie voiture aux couleurs d’un parfum d’YSL. Bâtie sur les cendres de la Sauber C7, il s’agit du proto Sauber C8, . Dont la naissance doit beaucoup à Mercedes qui « poussa » Sauber en le motorisant (non, pas en m’autorisant, ça je m’en occupe tout seul sans demander la permission). Guère ‘chanceux’ au Mans, ce proto laissera sa place au prototype Sauber C9 en 1987. Cette année-là, et la suivante, se solderont par des abandons dans la Sarthe. Mais l’opiniâtre confédéré au crâne dégarni, même s’il perd le parrainage d’Yves Saint Laurent continue et cela va payer puisqu’en 1989, la belle qui est devenue toute grise (tiens on parlait déjà à l’époque des flèches d’argent) remporte les 24h du Mans avec Jochen Mass, Reuter et Dickens, place un second proto en 2è position (Mauro Baldi, Acheson & Brancatelli). Notons qu’en 5è position cette année-là se retrouvent sur la 3è Sauber Mercedes C9 les trois Français JL Schlesser, JP Jabouille et Alain Cudini.
Cette Sauber C9 est, je crois, la dernière voiture à m’avoir fait rêver au Mans.
Ma nationalité ne m’a pas fait vibrer au passage des Peugeot 905 et 908 (même si les équipages m’étaient sympathiques), fort performantes cela-dit. Le revival Bentley de 2001 aurait pu m’émoustiller… mais non.
C’est du côté d’Alpine désormais que mes regards se portent puisqu’il se chuchotte que la firme de Dieppe pourrait bien construire dans peu de temps un vrai proto LMP1, ainsi qu’aligner des versions « course » de sa future Berlinette de 2016…

Et alors vous, vous vous en souvenez de cette SauberC9?
La voici, mode cartoon, qui fend la nuit:
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