RUSH the movie

Bien qu’ayant regardé moult foix les 3 films de Fantomas avec Louis de Funès, je ne suis pas à proprement parler un spécialiste de cinéma.
Cependant un film a retenu mon attention dans les médias ces derniers temps: Rush, de Ron Howard (réalisateur de Willow, Backdraft, Apollo 13-j’avais adoré-, DaVinci Code, Anges et Démons, pour ne citer qu’eux).
Donc, hier jeudi 3 octobre, je suis allé voir ce film, vieux d’une semaine (il est sorti le 25 septembre en France. Dans le UGC local, il a été retiré au bout d’une semaine. Heureusement, la Gaumont le joue toujours… 8 jours après). Nous sommes au moins 11 dans la salle (autant dire qu’on n’était pas serrés).
Pourquoi ai-je voulu voir ce film? Tout simplement parce qu’il parle de F1, de James Hunt, de Niki Lauda.

Alors, de-qu’est-ce-que-j’en-ai-pensé?
Bah en fait j’ai adoré.
Porqué?
Hé bien, il y a tout: une photographie superbe, une bonne histoire (la rivalité ça marche toujours), de la F1 (et quelles F1, celles de 1976) avec des plans d’enfer sur les monoplaces en action (ils ont construit des répliques avais-je lu), de bons acteurs.
J’aimais bien James Hunt, de la déco de son kakse (j’en ai même une réplique 1:1 qui m’a coûté un bras) à sa philosophie (« Sex, breakfast of champions »). Après ce film, je préfère Niki Lauda. D’abord l’acteur est troublant de ressemblace, de réalisme, et puis au fond donne au triple champion Autrichien un côté très réfléchi, très pesé, sur la vie, le risque et tout et tout. De l’épaisseur, bien loin des déclarations parfois à l’emporte pièce auxquelles nous a habitué le vrai Lauda ces dernières années. Alors que Hunt fait plus, hum, si je puis me permettre, branleur. Allez, on va dire dilettante. Sûr de son -véritable- talent, il jouit de la vie au jour le jour, comme si c’était le dernier. Reste, au delà de ces caractères différents, des trajectoires de vie différentes, notamment dues à leur bataille de 1976 où Niki aura ce terrible accident, très bien reconstitué dans le film. Mais surtout on y voit son combat juste après et les douleurs qu’il a dû endurer pour revenir et manquer le titre cette année-là de peu. Après, si on compare les palmarès, il n’y a pas photo: un titre contre 3, le plus fort sur le papier est Niki.
Au final, un film avec de l’action, du fun, de l’humour, de l’adrénaline, du sentiment (j’ai pas dit « sentimental »), de la réflexion sur le sens de la vie.
Aucun temps mort dans ce film de 2 heures à la bande son épatante.
Le seul bémol est que, bien entendu, c’est du cinéma, avec son lot de raccourcis, d’impasses, mais que voulez-vous, c’est un art de la synthèse, les adaptations de livres/époques/tranches de vie étant toujours compressées.

Donc, si vous avez 2h devant vous, un cinéma qui le passe et 10 balles dans les poches, allez-y. Ou non, au final c’est votre choix, comme Jame Hunt faisait le choix de picoler et fumer entre les courses tandis que Lauda était focalisé sur la course. Tout est une question de choix dans la vie, n’est-il pas?

Ah! J’oubliais: petit accecit à l’actrice qui joue la femme de Lauda, que j’ai trouvée splendide.
En illustration, un « truc » qui m’a pris un temps fou que vous apprécierez je l’espère!

 

Bon sinon il parait qu’il y a le GP le plus intéressant de l’année à des heures improbables ce week end 😉
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