AYRTON…

1er Mai 1994, 1er Mai 2014… Vingt ans. 20 ans que le monde de la Formule 1 a perdu cet immense Champion. On peut être pour ou contre, pro ou anti, le simple fait qu’il ait disparu nous a ôté bien des bagarres sur la piste. Est-il fou d’imaginer que si Ayrton était toujours parmi nous le visage de la F1 n’aurait pas été le même? Prost était déjà parti fin 93, au soir de son 4è titre, mais quid de la carrière de Michael Schumacher, tant chez Benetton que chez Ferrari. Car le sympathique Luca di Montre-le-Mojo voulait Ayrton parait-il. Ayrton aurait donc sans doute eu plus de victoires, de titres, etc… Mika Hakkinen aurait-il pu décrocher 2 titres en 98-99? Et je ne parle pas de Damon Hill… Bref tout un tas de questions sans réponses.
Quoi qu’il en soit, Ayrton restera dans les mémoires car il a finalement eu une carrière ébouriffante et il est décédé dans l’arène. Toutes les conditions ont été réunies pour qu’il passe à la postérité. Le même phénomène s’était déjà produit avec Gilles Villeneuve. D’autres pilotes émérites, encore en vie, ne passeront pas à la postérité, ainsi va la vie!

Rappelons-nous donc en ce jour le Grand Champion que fût Ayrton. Personnellement je me rappelle du jour de sa mort comme si c’était hier, étant devant mon écran cathodique en ce jour de GP d’Imola 94. Mais l’image que je garde de lui est la fougue, l’audace, l’implication. Même s’il est vrai que son perfectionnisme le poussât à quelques sorties de piste sportives…

Rappelons nous enfin, que Roland Ratzenberger a perdu la vie la veille de Senna et que Rubens Barrichello frôla la mort le samedi. Il devait être écrit dans le ciel que ce GP serait sombre.

Et vous quel image gardez-vous de Senna?

 

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15 réflexions sur “AYRTON…

  1. Merci Cire pour ce bel hommage.
    L’image que je garderai d’Ayrton ( hormis ma rencontre avec lui) est celle de la photo que j’ai pris à Monaco juste avant qu’il réussisse une pôle d’anthologie.
    On peut lire dans son regard toute sa concentration et sa détermination.
    Je vous posterai cette photo quand je saurai faire 🙂

  2. 20 ans déjà, c’est vrai il nous manque toujours …
    Vraiment pas de chance pour lui qui voulait conduire à tout prix une Williams et cette année 1994 pour une fois que Newey ratait sa voiture…
    Bref un week-end noir avec 2 morts au volant et un blessé grave…
    Heureusement depuis la sécurité s’est beaucoup améliorée …

  3. Étant donné que je suivais pas la F1 à cette époque. Je peux juste dire qu’il devait être le best pilote à écouter vos témoignages, lire les articles sur lui ou en regardant sur youtube et dailymotion ces plus belles bagarres. À ce que j’ai compris c’est après sa mort que la sécurité des pilotes a vraiment été pris en compte.
    Et je me pose une question,s’il était encore vivant que penserait-il de la nouvelle F1 avec ses artifices comme de DRS.

    • Je me suis posé aujourd’hui la même question, Muriel.
      Avec Senna, trop n’était pas assez.
      Alors un max de puissance de même pas 800CV (*) seulement disponible pendant un tiers du tour (un peu plus de 600CV les deux autres tiers) il n’aurait probablement pas trouvé cela très excitant.

      (*) pour 691 kg et 701 en 2015 !

    • petit bémol, saga, si Ayrton était toujours de ce monde, il ne serait plus pilote depuis longtemps…… il n’aurait donc pu conduire les machines d’aujourd’hui… ce qui ne l’aurait pas empêché d’avoir un avis bien entendu 😉

    • Quoi ? Comment ? Qu’est-ce que vous dites ? (© Pagnol)
      Ayrton ne piloterait plus ??
      Mais regarde comme il fait jeune !!!! 🙂
      Ayrton Senna est comme Michel Vaillant, il traversera toutes les époques.
      En tout cas, s’il y a une période de l’histoire de la F1 qu’il aurait le moins apprécié, je pense que c’est celle d’il y a quelques années, avec toutes ces aides au pilotage.
      Aujourd’hui s’il était encore parmi nous, peut-être dirigerait-il une équipe ?
      Mumu, pour une mordue comme toi, ne pas avoir connu cette époque est très dommage (même si tu n’y est pour rien bien évidemment).
      Heureusement que tu peux retrouver tout un tas de vidéos sur internet.
      Tiens, allez voir celle où Ayrton se porte au secours d’Eric Comas, en 1992 à SPA. Un Chevalier, Ayrton, voilà ce qu’il était …….
      Il me manque beaucoup 😦

  4. Et bien je n’ai pas grand souvenir de ce grand champion qu’était Ayrton Senna. J’étais trop petite à l’époque. J’ai appris à le connaître (je pense comme tous les jeunes de mon âge) en lisant des articles qui lui furent dédiés et en regardant des documentaires. Voilà voilà. Bonne journée à tous 🙂

  5. J’ai trouvé ces commentaires émouvants, je pense qu’ils sont à leur place ici.

    Erik Comas, pilote français du début des années 1990, a une histoire particulière avec Ayrton Senna, faite d’un parallèle étonnant.

    Comas pilote chez Ligier en 1992 et sa carrière a été proche de s’arrêter de la plus dramatique des façons lors des essais du GP de Belgique, où il est victime d’une très violente sortie de piste dans la courbe rapide de Blanchimont. Frappé à la tête par une roue lors de l’impact avec le rail, Comas git inconscient dans sa voiture qui a rebondi au beau milieu de la piste.

    Plus inquiétant, Comas a gardé le pied sur l’accélérateur, et le moteur continue à tourner à plein régime, ce qui, tandis que l’essence commence à couler, laisse envisager le pire. Le drame est évité grâce à Ayrton Senna, qui était derrière Comas au moment de l’accident. Le champion brésilien arrête sa McLaren en bord de piste et se précipite au milieu de la piste au péril de sa vie afin d’actionner le coupe circuit du moteur de la Ligier de Comas.

    Le moral et la motivation du pilote français sont définitivement anéantis à l’occasion du Grand Prix de Saint-Marin 1994. Lors des premiers tours de course (parcourus sous le régime du safety-car suite au crash du départ ayant impliqué JJ Lehto et Pedro Lamy), il est heurté par l’arrière, doit longuement s’arrêter aux stands pour faire réparer son aileron arrière endommagé, et ne peut participer au restart. Lorsqu’il repart, il est arrêté au bout de l’allée des stands par un feu rouge, conséquence de l’accident dont vient d’être victime Senna.

    Mais, dans la confusion la plus totale, les officiels lui permettent de reprendre la piste. Quelques centaines de mètres plus loin, ignorant tout de la situation, Comas tombe nez à nez avec l’hélicoptère médical, posé sur la piste et sur les secouristes et commissaires, affairés autour du corps inerte de Senna. Obligé de mettre pied à terre, Comas est évacué dans une voiture de la direction de course dans laquelle se trouve le fameux casque jaune de Senna. L’état du heaume du champion brésilien ne laisse alors à Comas aucune illusion sur les chances de survie de celui qui l’avait secouru deux ans plus tôt.

    Très affecté, il déclare forfait pour le deuxième départ et envisage de mettre un terme immédiat à sa carrière, mais accepte finalement de terminer la saison.

    « Le destin fait que je suis le dernier à avoir vu Ayrton Senna et le premier à comprendre qu’il ne serait plus jamais parmi nous. (…) Roland Ratzenberger se tue lors des essais, la veille de la course. Nous étions tous déprimés. La plupart d’entre nous n’avait pas vu la mort de près, en course, et là, un des nôtres n’était plus… Ayrton était ému. Au briefing d’avant-course, il m’a avoué vouloir organiser une réunion des pilotes à Monaco pour améliorer la sécurité sur les circuits et dans les voitures. Je me sentais proche de lui, de ses préoccupations, » explique Comas à l’Equipe.

    Le Français revient sur le moment où il a vu Senna pour la dernière fois, suite à l’erreur de la direction de course.

    « Me voilà sur Tamburello alors que tous les autres rentrent aux stands. Depuis le bord de la piste, on me fait de grands signes… Je vois l’hélico, l’ambulance, la Williams, Ayrton dans la civière, entouré par les médecins. Je m’arrête à côté de l’ambulance et, tout de suite, on me fait monter à l’intérieur. Le casque d’Ayrton est posé sur la banquette : je ne peux pas le regarder, ça fait trop mal (une pièce de suspension a transpercé son casque). Je reste là, prostré. Je ne peux plus bouger. Je suis à quelques mètres de la civière, à quelques mètres d’Ayrton. Et là, d’un seul coup, je sens monter l’odeur de la mort. Elle me paralyse. Je pleure. Petit à petit, une chape de plomb s’abat sur moi. Elle est sur nous tous. »

    « On n’entend plus les voitures, seulement le murmure de la foule qui grossit de minute en minute derrière les grillages. Je retourne aux stands dans une ambulance et je quitte le circuit. J’annonce que je suis forfait. Je ne peux pas courir, je ne veux pas courir. A l’aéroport, la télévision passe des images du Grand Prix et de l’accident. J’ai appris le décès d’Ayrton avant d’embarquer mais j’étais déjà en larmes. Dieu venait de mourir. Ce jour-là, j’ai détesté le Formule 1. La blessure que j’ai au cœur s’est très lentement refermée. Mais je sais que chaque 1er mai, elle se rouvre. »

    Source nxg.

  6. Autres témoignages de personnes que j’apprécie.

    Adrian Newey :
    “Les gens disaient qu’il avait un style comme ils le disent pour tous les grands personnages, mais je ne suis pas convaincu de cela. Les pilotes adaptent leur style de pilotage à la voiture qu’ils ont et aux règles techniques du moment. Lorsqu’il y avait des moteurs turbocompressés, on disait de Senna qu’il arrivait à mieux utiliser son moteur et que lorsqu’il sortait des virages, son turbo était déjà en action, mais lorsque les turbos ont été interdits, on pouvait penser qu’il allait devenir un pilote moyen, mais cela n’a pas été le cas.”

    “Il adaptait son style de pilotage, il trouvait toujours une autre façon de gagner du temps. Selon moi, c’est parce qu’il avait une bonne compréhension de ce qui se passait avec la voiture. Il avait les capacités mentales pour piloter la voiture tout en analysant tout ce qui se passait et cela lui permettait de s’améliorer tout le temps. Je me souviens que lorsqu’il est arrivé chez Williams, il voulait voir la maquette de la voiture dans la soufflerie et voir ce que nous faisions dans l’usine afin de comprendre notre philosophie de développement.”

    Christian Horner :
    “A l’époque, Ayrton Senna était un héros pour moi. J’étais plutôt fan de Nigel Mansell et il y avait une grande rivalité entre lui et Senna vers la fin des années 1980 et au début des années 1990. Lorsque Nigel s’est retiré, ma préférence est allée vers Senna.”.

    “J’ai eu le plaisir de le rencontrer une fois. J’étais passé sous une clôture à Silverstone pour assister à une séance d’essais privés avant le Grand Prix de Grande-Bretagne et je n’oublierai jamais d’être tombé face-à-face avec lui. Que pouvais-je dire à quelqu’un qui était considéré comme un Dieu en F1 ? Je lui ai seulement demandé de me parler de son expérience du karting, car c’est ce que je faisais à l’époque. Il m’a répondu et ensuite il ‘a posé beaucoup de questions. A partir de ce jour-là, je suis devenu un très grand fan de Senna.”

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