JE SUIS REVIENDU !…

rosvivian-copie

 

BONJOUR, BONJOUR, les amis !

Tout d’abord, je vous présente toutes mes excuses pour cette très très (trop ?) longue absence de ce blog.
Mon année a été très chargée et je n’ai pas su trouver le temps nécessaire pour vous écrire… j’espère que vous ne m’en tiendrez pas rigueur!

A part ça, j’espère que vous allez toutes et tous bien et que cette année de sport automobile vous a plu !

La F1… commençons par la F1.
Perso, j’ai trouvé cette saison assez intéressante, alors que la bataille pour le titre Constructeurs ne laissait entrevoir aucun suspense depuis… Melbourne en ouverture de championnat.
Déception -pour ma part- des performances Ferrari et Williams, incapables de quoi que ce soit. Ces deux équipes dégringolent. Red Bull au contraire a su remonter la pente, et de fort belle manière avec 2 victoires (Barcelone et Malaisie) dues sans aucun doute à l’abandon du poussif moteur Renault pour le performant Tag Heuer ! (Si jamais certains d’entre-vous avaient hiberné depuis 15 mois, je rappelle à toutes fins utiles que RBR a rebadgé ses moteurs Renault en Tag Heuer l’hiver dernier, mais que le mérite revient aux hommes de Viry-Châtillon qui ont accompli des progrès considérables depuis la dernière inter-saison. D’ailleurs, RBR ne s’y est pas trompé en prolongeant pour 2 ans la location de moteur Renault pour ses Red Bull… et ses Toro Rosso qui abandonneront donc le Ferrari client dès 2017).

En terme de déception, Renault en est une évidemment. Mais soyons lucides, il ne pouvait en être autrement, la décision de revenir ayant été prise très tard fin 2015, il a fallu composer avec le chassis d’Enstone à court de développement depuis trop longtemps. Les hommes de Frédéric Vasseur devraient faire un bon pas en avant en 2017 (avec qui plus est les nouvelles règles qui remettent les compteurs à -presque- zéro entre les équipes). L’arrivée en outre de Nico Huldenberg devrait faire du bien au moral des troupes (à ce propos, je suis très déçu par Magnussen qui n’a pas du tout joué le rôle de locomotive chez les Jaunes et qui a été souvent surclassé par Jolyon Palmer…).

La nouvelle équipe Haas a fait illusion au début, mais a eu beaucoup de mal à confirmer sur l’ensemble de la saison. J’ignore si leur partenariat technique avec la Scuderia Ferrari se prolonge en 2017 (cette année ils avaient -grosso modo- une Ferrari client avec Boîte de vitesse, moteur, suspensions fournis par Maranello, et un design carrosserie assez ressemblant).

Force India me semble être aussi une des équipes qui mérite un compliment. Finir 4è du Championnat devant Williams, McLaren, Renault et consorts est une sacrée performance ! Et avec si peu de moyens !

2017 a aussi été l’année de la révélation d’un pilote: Max Verstappen. Alors lui, on l’adore ou on le déteste visiblement. Mais il faut avouer, autant son père, en plus d’être une tête de con était un mauvais pilote (Jos The Boss… tu parles !), autant mini Max (< t’as vu la blague-Lol) a l’étoffe d’un grand. On peut en discuter, batailler sur ses manœuvres parfois limites, moi j’adore parce que j’ai trouvé qu’il apportait un vent de fraîcheur sur la discipline. On a revu, grâce à lui, des dépassements à couper le souffle, mais surtout, j’ai été scotché par sa maîtrise sous la pluie au Brésil… comme Jésus il marchait sur l’eau, mais en plus il allait vite-lui ! Et puis entre nous, on peut crier qu’il est protégé par la FIA, mais est-ce que les autres pilotes ne sont pas un peu frileux ? C’est quand même la F1, non ?

Un autre pilote a été révélé… j’ai nommé… Nico Rosberg ! Pour le dire vite, je n’aurais pas parié un kopeck sur lui en début de saison, tant Hamilton me paraît supérieur. D’ailleurs, leurs statistiques personnelles montrent bien le fossé entre eux. Mais aussi leur déroulement de carrière: l’arrivée de Lewis en 2007 chez McLaren où il fait jeu égal, d’emblée, avec Alonso… et loupe le titre à 1 point près… pour finalement devenir champion sa 2è saison… Et puis ses 53 victoires (Top 2 au Panthéon de la F1) et ses 61 pole-positions (Top 3 -pour l’instant- au Panthéon de la F1) … wahou, ça file le vertige… Je vous signale que vous êtes en train de vivre -en live- la carrière d’un des 3 plus grands pilotes de l’histoire de la F1, même si les époques ne sont pas comparables… Reste Schumi, inaccessible…
Mais revenons à Rosberg.
Nico n’avait rien au départ… ou il avait tout. Selon de quel point de vue l’on se place. Je dis « rien » car visiblement les fées du sport auto ne se sont pas penchées sur son berceau à sa naissance. « Tout » car son père était champion du monde 1982, ce qui doit ouvrir bien des portes. Mais le monde en général, du sport-auto en passant par le cinéma, la chanson, etc… regorge de « fils de… » qui n’ont jamais rien fait de bon. Mais je suis convaincu que Nico fait partie des besogneux. Des travailleurs. Ceux qui, à la force du poignet et avec une bonne dose d’abnégation, vont réussir à rattraper les talentueux. C’est ma conviction: il a travaillé tellement dur, tout le temps (quand d’autres se trémoussent aux Grenadines à moitié à poil avec Rihanna, suivez mon regard…) qu’au final… eh bien ça l’a fait! Une petite dose de chance (être plus épargné que sont coéquipier d’un point de vue fiabilité), de la constance … et hop ! Un titre de Champion du Monde de F1. Alors chose amusante, Rosberg est donc devenu pour ainsi dire l’égal de son père: 1 seul titre de CDM, un titre acquis avec une victoire de moins que son concurrent direct, et 5 points de plus que son concurrent direct !
Quoi qu’il en soit, même si -vous l’avez compris- ce pilote ne m’attire pas, je trouve qu’il a amplement mérité son titre, justement parce qu’acquis face à l’un des plus grands, Hamilton. Tout allait donc mieux dans le meilleur des mondes, donc, le favori battu, l’outsider titré… et on pensait déjà à la revanche de 2017, quand patatras! Rosberg annonce le lendemain de son titre qu’il abandonne définitivement la Formule 1 ! Vu comme ça, on se dit « quel pleutre ! », il a peur de défendre son titre face à un Lewis survolté l’an prochain. Ou alors, si on est Normand on peut se dire qu’ainsi il ne fera jamais la course de trop. JAMAIS. Parti au TOP le Nico ! Et pour le coup, Massa, Button et beaucoup d’autres pourraient se demander à juste titre s’ils ne l’ont pas faite, eux, cette course de trop…

Pour 2017, avec les nouvelles réglementations aéro et pneus, j’espère que l’ordre établi ces 3 dernières années sera quelque peu chamboulé.

WEC: vous le savez, cette année, en plus de mes collaborations avec Motorsport.com et le circuit de Bahreïn, j’ai aussi travaillé pour le WEC. Ce qui m’a forcé du coup à regarder plus en détail cette discipline. Et là j’avoue que j’ai été comblé. Les différentes catégories (avec environ 18 secondes d’écart entre les meilleurs Proto et les dernières GT), le fait que ce soit un sport d’équipe à 3 pilotes, le format des courses (24h pour le Mans et 6h pour les autres courses) rendent le suivi d’une course plus intense, plus complexe et offre souvent plus de rebondissements. Et les voitures sont vraiment belles ! Quant à l’ambiance, elle est évidemment plus cool qu’en F1, les gens et les pilotes sont plus abordables, qu’ils soient jeunes, moins jeunes, connus ou inconnus. Je vous ferai d’ici peu un billet spécial WEC à Bahreïn où j’étais en déplacement il y a peu, avec plein de photos à l’appui.

J’ai manqué de temps cette année pour suivre le GP2 et le GP3, même si je suis content de voir Pierre Gasly gagner le titre dans l’antichambre de la F1.

Par contre, il y a un truc qui m’a fait tripper et que j’ai découvert sur Internet, c’est le championnat de Super Truck, formule mono-type de gros pickups dont j’ai vu des vidéos à Adélaïde: sur le tracé urbain sont disposés des rampes et les Trucks les sautent durant la course… spectaculaire au possible. Jetez-y un œil, ça vaut le coup !

> http://stadiumsupertrucks.com/about/

Au chapitre des nouvelles, Michel Disdier, pilote Français ira courir en Nascar Truck Series à Daytona le 24 février 2017 dans une auto… décorée par mes soins sur une idée de base à lui… j’ai hâte !

Maintenant la parole est à vous ! Qu’avez-vous retenu de 2016 ? Quels sont les pilotes, les équipes, les disciplines qui vous ont plus ? C’est la libre antenne ! A bientôt.

Amitiés

Cirebox

Sir JACK BRABHAM…

On apprend aujourd’hui, 19 mai 2014 le décès de l’Australien Jack Brabham.

Encore une légende disparue. Mais celle-là était un peu spéciale, puisque Sir Jack cumulait à lui seul 3 titres de Champion du Monde des pilotes de F1 (1959, 1960 chez Cooper et 1966 chez…. Brabham) et étant devenu aussi constructeur à part entière (en association avec Ron Tauranac), 2 titres de Champion Constructeur, en 66 (avec donc lui au volant) et en 67 avec Denis Hulme. IL était donc « légitimement » 5 foix Champion du Monde. C’est un fait unique dans l’histoire de la F1: les pilotes ayant monté leur propre écurie ont soit été titrés sans elle, soit n’ont jamais été titrés alors que leur équipe le fût. Vous me suivez?

Je ne sais pas qui du pilote ou du constructeur restera le plus célèbre, toujours est-il qu’en 1971, un jeune freluquet du nom de Bernard Ecclestone, dit Tonton Bernie, lui racheta l’équipe (pour la revendre en 88).

De grands pilotes se sont succédés dans cette équipe: citons Jack Brabham, bien entendu, Denis Hulme, Jochen Rindt, Jacky Ickx, Graham Hill, carlos Retemann, John Watson, Carlos Pace, Niki Lauda, Nelson Piquet, Riccardo Patrese, Derek Warwick, De Angelis, Brundle, Blundell, Damon Hill, et la belle Giovanna Amati. Les grognons se rappelleroCnt la victoire entâchée de scandale au championnat pilotes 1983, que Bernie a remporté, avec Piquet au volant, au nez et à la barbe d’Alain Prost et Renault F1. On a beaucoup dit à l’époque, que le moteur BMW utilisait une essence non réglementaire. Renault s’est toujours refusé de porter plainte… L’écurie finit elle 3è cette année-là.

Je retiendrais, moi, la merveilleuse mais inefficace, Brabham BT55, dit « la limande » due au génial designer Gordon Murray, qui fit ensuite les beaux jours de McLaren.

Une page d’histoire se tourne, et si vous voulez en savoir plus je vous invite à consulter les page Wiki de Jack Brabham ainsi que celle de l’écurie éponyme (éponyme… c’est pas le nom de l’équipe, c’est Brabham le nom de l’équipe, c’est Juste? ;-D)

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jack_Brabham

http://fr.wikipedia.org/wiki/Brabham_Racing_Organisation

 

A l’époque de Sir J. Brabham, on décorait peu les kakses (pas intégraux à l’époque), le sien a été successivement noir, gris et doré. Il mérite évidemment de figurer dans ma galerie de « Classic F1 Helmets »

 

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RUSH the movie

Bien qu’ayant regardé moult foix les 3 films de Fantomas avec Louis de Funès, je ne suis pas à proprement parler un spécialiste de cinéma.
Cependant un film a retenu mon attention dans les médias ces derniers temps: Rush, de Ron Howard (réalisateur de Willow, Backdraft, Apollo 13-j’avais adoré-, DaVinci Code, Anges et Démons, pour ne citer qu’eux).
Donc, hier jeudi 3 octobre, je suis allé voir ce film, vieux d’une semaine (il est sorti le 25 septembre en France. Dans le UGC local, il a été retiré au bout d’une semaine. Heureusement, la Gaumont le joue toujours… 8 jours après). Nous sommes au moins 11 dans la salle (autant dire qu’on n’était pas serrés).
Pourquoi ai-je voulu voir ce film? Tout simplement parce qu’il parle de F1, de James Hunt, de Niki Lauda.

Alors, de-qu’est-ce-que-j’en-ai-pensé?
Bah en fait j’ai adoré.
Porqué?
Hé bien, il y a tout: une photographie superbe, une bonne histoire (la rivalité ça marche toujours), de la F1 (et quelles F1, celles de 1976) avec des plans d’enfer sur les monoplaces en action (ils ont construit des répliques avais-je lu), de bons acteurs.
J’aimais bien James Hunt, de la déco de son kakse (j’en ai même une réplique 1:1 qui m’a coûté un bras) à sa philosophie (« Sex, breakfast of champions »). Après ce film, je préfère Niki Lauda. D’abord l’acteur est troublant de ressemblace, de réalisme, et puis au fond donne au triple champion Autrichien un côté très réfléchi, très pesé, sur la vie, le risque et tout et tout. De l’épaisseur, bien loin des déclarations parfois à l’emporte pièce auxquelles nous a habitué le vrai Lauda ces dernières années. Alors que Hunt fait plus, hum, si je puis me permettre, branleur. Allez, on va dire dilettante. Sûr de son -véritable- talent, il jouit de la vie au jour le jour, comme si c’était le dernier. Reste, au delà de ces caractères différents, des trajectoires de vie différentes, notamment dues à leur bataille de 1976 où Niki aura ce terrible accident, très bien reconstitué dans le film. Mais surtout on y voit son combat juste après et les douleurs qu’il a dû endurer pour revenir et manquer le titre cette année-là de peu. Après, si on compare les palmarès, il n’y a pas photo: un titre contre 3, le plus fort sur le papier est Niki.
Au final, un film avec de l’action, du fun, de l’humour, de l’adrénaline, du sentiment (j’ai pas dit « sentimental »), de la réflexion sur le sens de la vie.
Aucun temps mort dans ce film de 2 heures à la bande son épatante.
Le seul bémol est que, bien entendu, c’est du cinéma, avec son lot de raccourcis, d’impasses, mais que voulez-vous, c’est un art de la synthèse, les adaptations de livres/époques/tranches de vie étant toujours compressées.

Donc, si vous avez 2h devant vous, un cinéma qui le passe et 10 balles dans les poches, allez-y. Ou non, au final c’est votre choix, comme Jame Hunt faisait le choix de picoler et fumer entre les courses tandis que Lauda était focalisé sur la course. Tout est une question de choix dans la vie, n’est-il pas?

Ah! J’oubliais: petit accecit à l’actrice qui joue la femme de Lauda, que j’ai trouvée splendide.
En illustration, un « truc » qui m’a pris un temps fou que vous apprécierez je l’espère!

 

Bon sinon il parait qu’il y a le GP le plus intéressant de l’année à des heures improbables ce week end 😉
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